top of page
À LA UNE


Le Maroc entre dans Gaza, et personne ne mesure ce que ça veut dire
Rabat a signé mercredi l’accord de participation à la Force Internationale de Stabilisation à Gaza : officiers au commandement conjoint, gendarmes, policiers, hôpital militaire de campagne. Le seul pays capable de parler à toutes les parties vient de le prouver. Mercredi, à Rabat, sur hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, président du Comité Al Qods, le Maroc a signé l’accord encadrant sa participation à la Force Internationale de Stabilisation à Gaza, créée p
Amine Drissi Boutaybi
il y a 6 heures3 min de lecture


Le Maroc entre dans Gaza, et personne ne mesure ce que ça veut dire
Rabat a signé mercredi l’accord de participation à la Force Internationale de Stabilisation à Gaza : officiers au commandement conjoint, gendarmes, policiers, hôpital militaire de campagne. Le seul pays capable de parler à toutes les parties vient de le prouver. Mercredi, à Rabat, sur hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, président du Comité Al Qods, le Maroc a signé l’accord encadrant sa participation à la Force Internationale de Stabilisation à Gaza, créée p
il y a 6 heures3 min de lecture


Ce que l’accord de 2020 a révélé, le Maroc le pratiquait depuis soixante ans
On commente la normalisation comme si elle avait créé une relation. Elle n’a fait que l’exposer. Le lien entre Rabat et Israël est plus ancien, plus discret et plus marocain qu’on ne veut bien l’admettre. On commente l’accord de décembre 2020 comme s’il avait créé quelque chose. Les uns y voient une rupture, les autres une audace. Les deux lectures partagent le même angle mort. Elles supposent que la relation entre le Maroc et Israël commence ce jour-là. Elle a soixante ans.
il y a 3 jours3 min de lecture


Les Juifs marocains ont payé pour l’indépendance du Maroc.
On a raconté aux Marocains que leurs Juifs étaient des agents de la France. Ils étaient encartés à l’Istiqlal, ils collectaient l’argent de la cause, et le 16 novembre 1955, ils étaient dans la foule qui acclamait le retour du Roi. Depuis des décennies, une phrase circule au Maroc. Les Juifs marocains étaient des agents de la France. Des étrangers. Des gens de passage qui profitaient du protectorat pendant que les vrais Marocains se battaient. Cette phrase est confortable. El
il y a 4 jours3 min de lecture


L'antisémitisme n'est pas marocain. Il a été importé, et on peut dater la livraison.
Deux mille ans de présence juive, une Constitution votée à 98 %, des sultans qui ont protégé leurs sujets juifs quand l'Europe les brûlait. Ce qui circule aujourd'hui sur les réseaux marocains ne vient pas du Maroc. Il faut poser la thèse d'entrée, sans précaution. Haïr les Juifs quand on est Marocain, c'est haïr une partie de soi-même. Ce n'est pas une formule diplomatique. Ce n'est pas une politesse adressée à l'étranger. C'est une constatation historique, constitutionnelle
il y a 5 jours4 min de lecture


Le mellah était le bouclier du Sultan
Toujours adossé au palais, relié au Roi par un passage direct, dépourvu de la moindre grille : au Maroc, le quartier juif était le lieu le plus protégé de la ville. Sa géographie raconte un privilège, pas une relégation. On l'appelle « ghetto », et le mot a fini par écrire une fausse histoire. Pourtant, la place du mellah dans la ville marocaine dit exactement l'inverse de la relégation. Regardez la carte. Le premier mellah, créé à Fès en 1438, ne fut pas repoussé en périphér
10 juil.2 min de lecture


On t’a dit que les Juifs étaient tolérés au Maroc. La Constitution du Royaume dit autre chose.
Depuis 2011, la loi fondamentale marocaine nomme l’affluent hébraïque parmi les sources de l’identité nationale. Cinq constitutions l’avaient tu. La sixième l’a écrit. Voici ce que cela change pour toi. On t’a raconté une petite histoire. Celle du Juif toléré. L’invité poli qu’un pays d’accueil laisse vivre à condition qu’il se tienne bien. Cette histoire est fausse, et il existe un texte pour le prouver. Ouvre le préambule de la Constitution marocaine de 2011. L’identité du
9 juil.2 min de lecture


Le même caftan, le même tagine, les mêmes saints
Sur ce qui ne sépare pas les Juifs et les Musulmans du Maroc. Pour comprendre le Juif marocain, regardez d’abord ailleurs. Regardez les ashkénazes. En exil, dispersés à travers l’Europe, ils ont fini par bâtir un monde à part. Une cuisine à eux. Des danses à eux. Et même une langue à eux — le yiddish, idiome germanique, étranger autant aux pays qui les abritaient qu’à l’hébreu de leurs prières. La diaspora, chez eux, a produit de la différence. Il fallait bien survivre en res
29 juin3 min de lecture
Chaque vendredi, une lettre. Une idée, une mémoire, une pièce du puzzle.
LE CERCLE DU TARBOUCHE
Ce média est libre parce que des lecteurs le portent. Le Cercle réunit ceux qui font vivre cette mémoire : la lettre du mercredi, des rencontres avec le fondateur, leur nom au colophon.
bottom of page
