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MÉMOIRE


Le grand rabbin du Maroc que les juges musulmans venaient consulter
À Salé, un homme surnommé l’Ange Raphaël a présidé la justice rabbinique du Royaume sans jamais toucher un salaire, et sa parole faisait autorité bien au-delà des siens. Cette semaine, je participe à sa hiloula. Voici pourquoi ce nom devrait vous rendre fier. À Salé, un homme surnommé l’Ange Raphaël a présidé la justice rabbinique du Royaume sans jamais toucher un salaire, et sa parole faisait autorité bien au-delà des siens. Cette semaine, je participe à sa hiloula. Voici po
Amine Drissi Boutaybi
il y a 3 jours3 min de lecture


Les Juifs marocains ont payé pour l’indépendance du Maroc.
On a raconté aux Marocains que leurs Juifs étaient des agents de la France. Ils étaient encartés à l’Istiqlal, ils collectaient l’argent de la cause, et le 16 novembre 1955, ils étaient dans la foule qui acclamait le retour du Roi. Depuis des décennies, une phrase circule au Maroc. Les Juifs marocains étaient des agents de la France. Des étrangers. Des gens de passage qui profitaient du protectorat pendant que les vrais Marocains se battaient. Cette phrase est confortable. El
Amine Drissi Boutaybi
il y a 4 jours3 min de lecture


Un enfant de Casablanca est devenu le plus haut rabbin d'Israël
Longtemps traitée de « primitive » par l'establishment ashkénaze, la tradition rabbinique marocaine s'est imposée au sommet de l'État juif avec Shlomo Amar, grand rabbin d'Israël de 2003 à 2013. Ta tradition n'a pas demandé sa place. Elle l'a prise. Il est né à Casablanca en 1948. Il a été formé dans les yeshivot marocaines, dans cette tradition rabbinique que d'autres regardaient de haut. Et en 2003, Shlomo Amar est devenu grand rabbin d'Israël, la plus haute autorité religi
Amine Drissi Boutaybi
10 juil.2 min de lecture


Le mellah était le bouclier du Sultan
Toujours adossé au palais, relié au Roi par un passage direct, dépourvu de la moindre grille : au Maroc, le quartier juif était le lieu le plus protégé de la ville. Sa géographie raconte un privilège, pas une relégation. On l'appelle « ghetto », et le mot a fini par écrire une fausse histoire. Pourtant, la place du mellah dans la ville marocaine dit exactement l'inverse de la relégation. Regardez la carte. Le premier mellah, créé à Fès en 1438, ne fut pas repoussé en périphér
Amine Drissi Boutaybi
10 juil.2 min de lecture


Le judaïsme marocain chante, et il chante en arabe : la preuve par le piyyout que juif et arabe n’ont jamais été des contraires.
Des baqashot d’avant l’aube aux poèmes de Rabbi David Bouzaglo, la liturgie juive du Maroc s’écrit et se chante en hébreu comme en judéo-arabe. Ce n’est pas un métissage de circonstance. C’est une synthèse de huit siècles. On répète partout que juif et arabe seraient deux mondes qui se font face. La liturgie juive du Maroc dit exactement l’inverse, et elle le dit en chantant. Prenez les baqashot. Chaque samedi matin d’hiver, de la fête de Souccot à Pourim, des communautés jui
Amine Drissi Boutaybi
8 juil.2 min de lecture
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