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À LA UNE


Le Maroc entre dans Gaza, et personne ne mesure ce que ça veut dire
Rabat a signé mercredi l’accord de participation à la Force Internationale de Stabilisation à Gaza : officiers au commandement conjoint, gendarmes, policiers, hôpital militaire de campagne. Le seul pays capable de parler à toutes les parties vient de le prouver. Mercredi, à Rabat, sur hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, président du Comité Al Qods, le Maroc a signé l’accord encadrant sa participation à la Force Internationale de Stabilisation à Gaza, créée p
Amine Drissi Boutaybi
il y a 6 heures3 min de lecture


Les Marocains font une distinction que le reste de la région est incapable de faire, et personne ne le leur reconnaît
Palestine, normalisation, judaïsme. Trois choses différentes. La confusion des trois est la marque des sociétés qui ne pensent pas. Il existe un test très simple pour mesurer la maturité politique d’une société. Demandez-lui de distinguer trois choses. La cause palestinienne. La normalisation avec Israël. Le judaïsme. Dans la plupart des pays de la région, la réponse est un seul bloc indistinct. Défendre les Palestiniens implique de haïr Israël, ce qui implique de haïr les Ju
il y a 3 jours2 min de lecture


Les Juifs marocains ont payé pour l’indépendance du Maroc.
On a raconté aux Marocains que leurs Juifs étaient des agents de la France. Ils étaient encartés à l’Istiqlal, ils collectaient l’argent de la cause, et le 16 novembre 1955, ils étaient dans la foule qui acclamait le retour du Roi. Depuis des décennies, une phrase circule au Maroc. Les Juifs marocains étaient des agents de la France. Des étrangers. Des gens de passage qui profitaient du protectorat pendant que les vrais Marocains se battaient. Cette phrase est confortable. El
il y a 4 jours3 min de lecture


L'antisémitisme n'est pas marocain. Il a été importé, et on peut dater la livraison.
Deux mille ans de présence juive, une Constitution votée à 98 %, des sultans qui ont protégé leurs sujets juifs quand l'Europe les brûlait. Ce qui circule aujourd'hui sur les réseaux marocains ne vient pas du Maroc. Il faut poser la thèse d'entrée, sans précaution. Haïr les Juifs quand on est Marocain, c'est haïr une partie de soi-même. Ce n'est pas une formule diplomatique. Ce n'est pas une politesse adressée à l'étranger. C'est une constatation historique, constitutionnelle
il y a 5 jours4 min de lecture


Pourquoi tout un pays aime André Azoulay : ce que l’affection des Marocains pour un conseiller juif dit du Maroc.
Il n’est pas seulement conseiller du Roi. Il est aimé, au-delà des religions, par un peuple qui voit en lui l’essence de son pays. Voici pourquoi cette affection est un fait politique. On peut mesurer un pays à ses lois. On peut aussi le mesurer à ses affections. Et il y a un fait que peu de nations pourraient revendiquer : au Maroc, un Juif est aimé par tout un peuple à majorité musulmane. Cet homme s’appelle André Azoulay. Azoulay n’est pas seulement une personnalité. C’est
9 juil.3 min de lecture


On t’a dit que les Juifs étaient tolérés au Maroc. La Constitution du Royaume dit autre chose.
Depuis 2011, la loi fondamentale marocaine nomme l’affluent hébraïque parmi les sources de l’identité nationale. Cinq constitutions l’avaient tu. La sixième l’a écrit. Voici ce que cela change pour toi. On t’a raconté une petite histoire. Celle du Juif toléré. L’invité poli qu’un pays d’accueil laisse vivre à condition qu’il se tienne bien. Cette histoire est fausse, et il existe un texte pour le prouver. Ouvre le préambule de la Constitution marocaine de 2011. L’identité du
9 juil.2 min de lecture


Le Maroc gagnerait à avoir des députés juifs
Un responsable algérien a récemment déclaré que son pays et le Maroc n’étaient pas frères. Sur ce point précis, il a raison, mais pas pour les raisons qu’il croit. Et cette vérité mène à une idée que le Maroc devrait prendre au sérieux : la place de ses Juifs dans sa vie politique. Un algérien a affirmé dans une vidéo devenue virale récemment que l’Algérie et le Maroc n’étaient pas des pays frères. La formule se voulait blessante. Je vais faire une chose que l’on n’attend pas
8 juil.4 min de lecture


Jeudi soir, une partie d’Israël supportera le Maroc, et cela dit tout du lien entre les deux pays
Pendant France-Maroc, plus d’un million d’Israéliens aux racines marocaines seront derrière les Lions de l’Atlas. Loin d’être un paradoxe, ce réflexe révèle la vraie nature du pont entre Rabat et Tel-Aviv : non pas un corridor diplomatique, mais un lien humain que rien n’a effacé. Jeudi soir, à Boston, la France affronte le Maroc en quart de finale de la Coupe du monde. Et à des milliers de kilomètres de là, dans les salons d’Ashdod, de Netanya et de Beer-Sheva, plus d’un mil
7 juil.3 min de lecture


Le même caftan, le même tagine, les mêmes saints
Sur ce qui ne sépare pas les Juifs et les Musulmans du Maroc. Pour comprendre le Juif marocain, regardez d’abord ailleurs. Regardez les ashkénazes. En exil, dispersés à travers l’Europe, ils ont fini par bâtir un monde à part. Une cuisine à eux. Des danses à eux. Et même une langue à eux — le yiddish, idiome germanique, étranger autant aux pays qui les abritaient qu’à l’hébreu de leurs prières. La diaspora, chez eux, a produit de la différence. Il fallait bien survivre en res
29 juin3 min de lecture


À Berkane, le Maroc rappelle qu’il est devenu un rempart
Une arrestation de routine ? Plutôt la signature d’une doctrine qui a fait du Royaume l’un des partenaires les plus écoutés de la lutte mondiale contre le terrorisme. Le 25 juin, à Berkane, le Bureau central d’investigations judiciaires a interpellé un homme de trente-sept ans. Il avait prêté allégeance à Daech, échoué à rejoindre ses rangs au Sahel, puis s’était rabattu sur ce que les communiqués appellent le « jihad individuel » : préparer, seul, de quoi frapper son propre
26 juin3 min de lecture


L'antisémitisme n'est pas une tradition marocaine. C'est une tentation importée.
Le panarabisme a fait une incursion. Il n'a jamais conquis l'âme du pays — mais c'est un danger qu'il faut nommer. Parmi les héritages que l'arabisme et le panarabisme ont tenté de déposer dans l'identité marocaine, il en est un qu'il faut regarder en face : l'antisémitisme. Non pas comme une racine du pays, mais comme une greffe venue d'ailleurs. Le Maroc n'a pas inventé la haine du Juif. On a essayé de la lui inoculer. Le mot juste n'est pas « catastrophe ». C'est « danger
24 juin4 min de lecture
Chaque vendredi, une lettre. Une idée, une mémoire, une pièce du puzzle.
LE CERCLE DU TARBOUCHE
Ce média est libre parce que des lecteurs le portent. Le Cercle réunit ceux qui font vivre cette mémoire : la lettre du mercredi, des rencontres avec le fondateur, leur nom au colophon.
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