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À LA UNE


Le Maroc entre dans Gaza, et personne ne mesure ce que ça veut dire
Rabat a signé mercredi l’accord de participation à la Force Internationale de Stabilisation à Gaza : officiers au commandement conjoint, gendarmes, policiers, hôpital militaire de campagne. Le seul pays capable de parler à toutes les parties vient de le prouver. Mercredi, à Rabat, sur hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, président du Comité Al Qods, le Maroc a signé l’accord encadrant sa participation à la Force Internationale de Stabilisation à Gaza, créée p
Amine Drissi Boutaybi
il y a 6 heures3 min de lecture


Il existait une ville marocaine où un habitant sur deux était juif
Elle s'appelle Debdou, on la surnommait la petite Jérusalem, et presque personne ne l'apprend à l'école. Son histoire prouve que le Maroc juif n'était pas une minorité dans un coin, mais une respiration nationale. Imaginez une ville marocaine. Maintenant imaginez qu'un habitant sur deux y était juif. Ce n'est pas une hypothèse. Ça s'appelle Debdou. Dans l'Oriental marocain, cette petite ville a abrité pendant des siècles une communauté juive proportionnellement immense. À cer
il y a 1 jour2 min de lecture


Le grand rabbin du Maroc que les juges musulmans venaient consulter
À Salé, un homme surnommé l’Ange Raphaël a présidé la justice rabbinique du Royaume sans jamais toucher un salaire, et sa parole faisait autorité bien au-delà des siens. Cette semaine, je participe à sa hiloula. Voici pourquoi ce nom devrait vous rendre fier. À Salé, un homme surnommé l’Ange Raphaël a présidé la justice rabbinique du Royaume sans jamais toucher un salaire, et sa parole faisait autorité bien au-delà des siens. Cette semaine, je participe à sa hiloula. Voici po
il y a 3 jours3 min de lecture


Les Juifs marocains ont payé pour l’indépendance du Maroc.
On a raconté aux Marocains que leurs Juifs étaient des agents de la France. Ils étaient encartés à l’Istiqlal, ils collectaient l’argent de la cause, et le 16 novembre 1955, ils étaient dans la foule qui acclamait le retour du Roi. Depuis des décennies, une phrase circule au Maroc. Les Juifs marocains étaient des agents de la France. Des étrangers. Des gens de passage qui profitaient du protectorat pendant que les vrais Marocains se battaient. Cette phrase est confortable. El
il y a 4 jours3 min de lecture


Toshav ou Megorash ? Les deux sangs du judaïsme marocain, et pourquoi ton nom de famille a déjà choisi
Deux mille ans séparent les deux lignées juives du Maroc. L’une était là avant l’Islam. L’autre a fui l’Espagne en 1492. Ensemble, elles ont créé le rite séfarade le plus riche du monde. Il y a deux façons d’être juif marocain. Deux lignées, deux mémoires, deux fiertés. Et si tu portes un nom judéo-marocain, ton nom a déjà choisi son camp depuis des siècles. Les premiers s’appellent les Toshavim, les « résidents ». Ils étaient là avant tout le monde. Avant l’Islam, avant les
il y a 5 jours3 min de lecture


Ton voyage de mémoire au Maroc : le guide étape par étape
Le Maroc t'attend, plus sûr et plus ouvert que tu ne le crois. Voici, pas à pas, comment retrouver ta ville, tes sites et la trace des tiens. La méthode complète. Ils sont partis vite, souvent sans se retourner. Deux ou trois générations plus tard, leurs descendants regardent le Maroc comme un pays mythifié, parfois interdit. C'est une erreur. Le Maroc est aujourd'hui l'un des pays les plus sûrs de la région pour les Juifs : les synagogues fonctionnent ouvertement, les Hiloul
10 juil.3 min de lecture


Un enfant de Casablanca est devenu le plus haut rabbin d'Israël
Longtemps traitée de « primitive » par l'establishment ashkénaze, la tradition rabbinique marocaine s'est imposée au sommet de l'État juif avec Shlomo Amar, grand rabbin d'Israël de 2003 à 2013. Ta tradition n'a pas demandé sa place. Elle l'a prise. Il est né à Casablanca en 1948. Il a été formé dans les yeshivot marocaines, dans cette tradition rabbinique que d'autres regardaient de haut. Et en 2003, Shlomo Amar est devenu grand rabbin d'Israël, la plus haute autorité religi
10 juil.2 min de lecture


Le mellah était le bouclier du Sultan
Toujours adossé au palais, relié au Roi par un passage direct, dépourvu de la moindre grille : au Maroc, le quartier juif était le lieu le plus protégé de la ville. Sa géographie raconte un privilège, pas une relégation. On l'appelle « ghetto », et le mot a fini par écrire une fausse histoire. Pourtant, la place du mellah dans la ville marocaine dit exactement l'inverse de la relégation. Regardez la carte. Le premier mellah, créé à Fès en 1438, ne fut pas repoussé en périphér
10 juil.2 min de lecture


Ce n’est pas un vol qui reprend, c’est une famille qui rentre : ce que le retour d’Arkia à Marrakech raconte vraiment.
Le 24 août, la compagnie israélienne Arkia relie de nouveau Tel-Aviv à Marrakech, après trois ans d’interruption. Derrière une ligne aérienne, c’est un pont entre près d’un million d’Israéliens d’origine marocaine et la terre de leurs grands-parents qui se rouvre. Il y a des nouvelles qui se lisent dans la rubrique économie et qui appartiennent en réalité à la rubrique du cœur. Le 24 août, la compagnie israélienne Arkia rouvrira sa ligne directe entre Tel-Aviv et Marrakech, d
9 juil.2 min de lecture


Pourquoi tout un pays aime André Azoulay : ce que l’affection des Marocains pour un conseiller juif dit du Maroc.
Il n’est pas seulement conseiller du Roi. Il est aimé, au-delà des religions, par un peuple qui voit en lui l’essence de son pays. Voici pourquoi cette affection est un fait politique. On peut mesurer un pays à ses lois. On peut aussi le mesurer à ses affections. Et il y a un fait que peu de nations pourraient revendiquer : au Maroc, un Juif est aimé par tout un peuple à majorité musulmane. Cet homme s’appelle André Azoulay. Azoulay n’est pas seulement une personnalité. C’est
9 juil.3 min de lecture


On t’a dit que les Juifs étaient tolérés au Maroc. La Constitution du Royaume dit autre chose.
Depuis 2011, la loi fondamentale marocaine nomme l’affluent hébraïque parmi les sources de l’identité nationale. Cinq constitutions l’avaient tu. La sixième l’a écrit. Voici ce que cela change pour toi. On t’a raconté une petite histoire. Celle du Juif toléré. L’invité poli qu’un pays d’accueil laisse vivre à condition qu’il se tienne bien. Cette histoire est fausse, et il existe un texte pour le prouver. Ouvre le préambule de la Constitution marocaine de 2011. L’identité du
9 juil.2 min de lecture


Le Maroc gagnerait à avoir des députés juifs
Un responsable algérien a récemment déclaré que son pays et le Maroc n’étaient pas frères. Sur ce point précis, il a raison, mais pas pour les raisons qu’il croit. Et cette vérité mène à une idée que le Maroc devrait prendre au sérieux : la place de ses Juifs dans sa vie politique. Un algérien a affirmé dans une vidéo devenue virale récemment que l’Algérie et le Maroc n’étaient pas des pays frères. La formule se voulait blessante. Je vais faire une chose que l’on n’attend pas
8 juil.4 min de lecture


La langue de votre grand-mère mourra avec vos enfants, sauf si vous faites une chose
La darija des Juifs marocains s’éteint en trois générations, en Israël comme en France. Derrière cette érosion silencieuse, c’est une façon d’aimer, de prier et de rire qui disparaît. Voici comment cela se passe, et ce que chaque famille peut encore sauver. Faites ce test ce soir. Appelez votre grand-mère. Ne l’écoutez pas pour ce qu’elle dit, écoutez la langue dans laquelle elle le dit. La langue dans laquelle elle s’énerve, celle dans laquelle elle prie, celle dans laquelle
7 juil.3 min de lecture


Jeudi soir, une partie d’Israël supportera le Maroc, et cela dit tout du lien entre les deux pays
Pendant France-Maroc, plus d’un million d’Israéliens aux racines marocaines seront derrière les Lions de l’Atlas. Loin d’être un paradoxe, ce réflexe révèle la vraie nature du pont entre Rabat et Tel-Aviv : non pas un corridor diplomatique, mais un lien humain que rien n’a effacé. Jeudi soir, à Boston, la France affronte le Maroc en quart de finale de la Coupe du monde. Et à des milliers de kilomètres de là, dans les salons d’Ashdod, de Netanya et de Beer-Sheva, plus d’un mil
7 juil.3 min de lecture


Votre nom de famille juif marocain : la carte secrète de vos origines
Fès, Tolède, un métier oublié ou une lignée sacerdotale de trois mille ans. Chaque patronyme judéo-marocain cache une adresse, une date et une preuve d'enracinement. Voici comment lire la vôtre.` Regardez votre nom. Vraiment. Avant d'être le vôtre, il a été un lieu, un métier, une prière. Les patronymes juifs marocains sont parmi les plus éloquents au monde : chacun est une phrase entière, condensée en un mot. Si vous vous appelez Fassi, vos ancêtres venaient de Fès. Swiri, d
6 juil.2 min de lecture


Le prochain Premier ministre d’Israël pourrait être un fils du Maroc
Pour la première fois de l’histoire, un sondage place Gadi Eisenkot — enfant d’immigrés juifs marocains — devant Benjamin Netanyahou comme Premier ministre préféré des Israéliens. Derrière ce chiffre, une revanche historique de soixante-dix ans, et une question que personne ne pose encore : qu’est-ce que cela changerait pour le Maroc ? Le chiffre est tombé il y a quelques semaines, et il a fait le tour des réseaux marocains avant même celui des rédactions françaises : selon u
4 juil.4 min de lecture


Le secret dans le sang : ces Marocains musulmans qui descendent des Juifs du Royaume
Il y a des vérités que l'on connaît sans jamais les dire. Au Maroc, l'une d'elles circule depuis des siècles dans les silences de famille, les patronymes que l'on n'explique pas, les arbres généalogiques que l'on garde mais que l'on ne montre pas. La voici, sans détour : une part non négligeable des Marocains musulmans descend des Juifs du Royaume. Ce n'est ni une provocation ni une opinion. C'est ce que dit la science. Ce que révèle l'ADN Depuis les années 2000, des équipes
30 juin3 min de lecture


Le même caftan, le même tagine, les mêmes saints
Sur ce qui ne sépare pas les Juifs et les Musulmans du Maroc. Pour comprendre le Juif marocain, regardez d’abord ailleurs. Regardez les ashkénazes. En exil, dispersés à travers l’Europe, ils ont fini par bâtir un monde à part. Une cuisine à eux. Des danses à eux. Et même une langue à eux — le yiddish, idiome germanique, étranger autant aux pays qui les abritaient qu’à l’hébreu de leurs prières. La diaspora, chez eux, a produit de la différence. Il fallait bien survivre en res
29 juin3 min de lecture


Non, je ne suis pas un agent du Mossad
Enfin pas encore ! Commençons par le plus flatteur des malentendus : non, je ne travaille pas pour le Mossad. Je le précise parce qu'on me le demande. Sérieusement. Vous qui me suivez, vous m'avez sûrement déjà vu rangé dans une case, puis dans son exact contraire. Sioniste, paraît-il. Pas sioniste du tout, jure-t-on ailleurs. Antisioniste, même, ce que je ne suis pas davantage. À force, j'ai cessé de corriger. Je collectionne les étiquettes comme d'autres les décorations : a
28 juin4 min de lecture


Les Marocains, bâtisseurs de Jérusalem
On a réduit les Juifs marocains au folklore. L'histoire dit qu'ils furent parmi les fondateurs d'Israël moderne. Il existe une image commode des Juifs marocains : celle d'un peuple de mélodies et de fêtes, gardien tendre d'une nostalgie. Une image affectueuse, et fausse à force d'être réductrice. Car avant d'être un folklore, les Juifs du Maroc furent des bâtisseurs, au sens le plus littéral du terme. Remontons à 1867. Jérusalem vit encore repliée derrière ses murailles ottom
26 juin2 min de lecture


L'antisémitisme n'est pas une tradition marocaine. C'est une tentation importée.
Le panarabisme a fait une incursion. Il n'a jamais conquis l'âme du pays — mais c'est un danger qu'il faut nommer. Parmi les héritages que l'arabisme et le panarabisme ont tenté de déposer dans l'identité marocaine, il en est un qu'il faut regarder en face : l'antisémitisme. Non pas comme une racine du pays, mais comme une greffe venue d'ailleurs. Le Maroc n'a pas inventé la haine du Juif. On a essayé de la lui inoculer. Le mot juste n'est pas « catastrophe ». C'est « danger
24 juin4 min de lecture
Chaque vendredi, une lettre. Une idée, une mémoire, une pièce du puzzle.
LE CERCLE DU TARBOUCHE
Ce média est libre parce que des lecteurs le portent. Le Cercle réunit ceux qui font vivre cette mémoire : la lettre du mercredi, des rencontres avec le fondateur, leur nom au colophon.
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