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À LA UNE
« Si tu veux apprendre un métier et l'artisanat, travaille chez les Juifs et les chorfa »
Ila bghiti t3ellem l7erfa wla sen3a, khdem 3end l'ihoud wla chorfa. Ce proverbe que vos grands-parents connaissaient par cœur n'est pas un dicton anodin. C'est un classement populaire de l'excellence, et il dit une vérité que le Maroc a oubliée. Il y a des proverbes qui sont des archives. Celui-ci en est une. Ila bghiti t3ellem l7erfa wla sen3a, khdem 3end l'ihoud wla chorfa. Si tu veux apprendre un métier et l'artisanat, travaille chez les Juifs et chez les chorfa, les famil
Amine Drissi Boutaybi
il y a 10 heures3 min de lecture


Le sultan qui a bâti une ville entière pour dix familles juives
En 1764, Mohammed ben Abdallah fonde Essaouira et y installe délibérément l'élite marchande juive du Royaume. Les Tujjar al-Sultan, les négociants du sultan, deviendront le moteur du commerce extérieur du Maroc. Histoire d'un pari d'État. Il y a des villes qui naissent d'un port, d'une rivière, d'un hasard. Essaouira, elle, est née d'une décision. Et cette décision avait des noms de famille. Une ville pensée de toutes pièces Au dix-huitième siècle, le sultan Mohammed ben Abda
il y a 11 heures3 min de lecture


Le grand rabbin du Maroc que les juges musulmans venaient consulter
À Salé, un homme surnommé l’Ange Raphaël a présidé la justice rabbinique du Royaume sans jamais toucher un salaire, et sa parole faisait autorité bien au-delà des siens. Cette semaine, je participe à sa hiloula. Voici pourquoi ce nom devrait vous rendre fier. À Salé, un homme surnommé l’Ange Raphaël a présidé la justice rabbinique du Royaume sans jamais toucher un salaire, et sa parole faisait autorité bien au-delà des siens. Cette semaine, je participe à sa hiloula. Voici po
il y a 4 jours3 min de lecture


Les Juifs marocains ont payé pour l’indépendance du Maroc.
On a raconté aux Marocains que leurs Juifs étaient des agents de la France. Ils étaient encartés à l’Istiqlal, ils collectaient l’argent de la cause, et le 16 novembre 1955, ils étaient dans la foule qui acclamait le retour du Roi. Depuis des décennies, une phrase circule au Maroc. Les Juifs marocains étaient des agents de la France. Des étrangers. Des gens de passage qui profitaient du protectorat pendant que les vrais Marocains se battaient. Cette phrase est confortable. El
il y a 5 jours3 min de lecture


Un enfant de Casablanca est devenu le plus haut rabbin d'Israël
Longtemps traitée de « primitive » par l'establishment ashkénaze, la tradition rabbinique marocaine s'est imposée au sommet de l'État juif avec Shlomo Amar, grand rabbin d'Israël de 2003 à 2013. Ta tradition n'a pas demandé sa place. Elle l'a prise. Il est né à Casablanca en 1948. Il a été formé dans les yeshivot marocaines, dans cette tradition rabbinique que d'autres regardaient de haut. Et en 2003, Shlomo Amar est devenu grand rabbin d'Israël, la plus haute autorité religi
10 juil.2 min de lecture


Le mellah était le bouclier du Sultan
Toujours adossé au palais, relié au Roi par un passage direct, dépourvu de la moindre grille : au Maroc, le quartier juif était le lieu le plus protégé de la ville. Sa géographie raconte un privilège, pas une relégation. On l'appelle « ghetto », et le mot a fini par écrire une fausse histoire. Pourtant, la place du mellah dans la ville marocaine dit exactement l'inverse de la relégation. Regardez la carte. Le premier mellah, créé à Fès en 1438, ne fut pas repoussé en périphér
10 juil.2 min de lecture


Le judaïsme marocain chante, et il chante en arabe : la preuve par le piyyout que juif et arabe n’ont jamais été des contraires.
Des baqashot d’avant l’aube aux poèmes de Rabbi David Bouzaglo, la liturgie juive du Maroc s’écrit et se chante en hébreu comme en judéo-arabe. Ce n’est pas un métissage de circonstance. C’est une synthèse de huit siècles. On répète partout que juif et arabe seraient deux mondes qui se font face. La liturgie juive du Maroc dit exactement l’inverse, et elle le dit en chantant. Prenez les baqashot. Chaque samedi matin d’hiver, de la fête de Souccot à Pourim, des communautés jui
8 juil.2 min de lecture


Le Maroc a inscrit ses Juifs dans sa Constitution. L’Algérie a transformé ses synagogues en mosquées.
D’un côté, un État millénaire qui assume chaque strate de son histoire. De l’autre, un État né en 1962 qui a fait de l’effacement un acte fondateur — en gommant une mémoire juive plus ancienne que lui de deux mille ans. Ce n’est pas une opinion, c’est un état des lieux. Et il fallait bien que quelqu’un le dresse. Posons la question simplement, sans détour et sans précaution oratoire : pourquoi le Maroc préserve-t-il sa mémoire juive quand l’Algérie a méthodiquement effacé la
3 juil.4 min de lecture


Les Marocains, bâtisseurs de Jérusalem
On a réduit les Juifs marocains au folklore. L'histoire dit qu'ils furent parmi les fondateurs d'Israël moderne. Il existe une image commode des Juifs marocains : celle d'un peuple de mélodies et de fêtes, gardien tendre d'une nostalgie. Une image affectueuse, et fausse à force d'être réductrice. Car avant d'être un folklore, les Juifs du Maroc furent des bâtisseurs, au sens le plus littéral du terme. Remontons à 1867. Jérusalem vit encore repliée derrière ses murailles ottom
26 juin2 min de lecture
Chaque vendredi, une lettre. Une idée, une mémoire, une pièce du puzzle.
LE CERCLE DU TARBOUCHE
Ce média est libre parce que des lecteurs le portent. Le Cercle réunit celles et ceux qui font vivre cette mémoire : l'accès à tous les articles réservés aux membres, les analyses de fond et les grands récits, ainsi que des rencontres trimestrielles avec le fondateur, en visioconférence et en petit comité. Les articles de découverte, eux, restent gratuits pour tous. 9 € par mois ou 90 € par an, deux mois offerts. Résiliable en un clic.
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