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Il existait une ville marocaine où un habitant sur deux était juif
Elle s'appelle Debdou, on la surnommait la petite Jérusalem, et presque personne ne l'apprend à l'école. Son histoire prouve que le Maroc juif n'était pas une minorité dans un coin, mais une respiration nationale. Imaginez une ville marocaine. Maintenant imaginez qu'un habitant sur deux y était juif. Ce n'est pas une hypothèse. Ça s'appelle Debdou. Dans l'Oriental marocain, cette petite ville a abrité pendant des siècles une communauté juive proportionnellement immense. À cer
Amine Drissi Boutaybi


Il existait une ville marocaine où un habitant sur deux était juif
Elle s'appelle Debdou, on la surnommait la petite Jérusalem, et presque personne ne l'apprend à l'école. Son histoire prouve que le Maroc juif n'était pas une minorité dans un coin, mais une respiration nationale. Imaginez une ville marocaine. Maintenant imaginez qu'un habitant sur deux y était juif. Ce n'est pas une hypothèse. Ça s'appelle Debdou. Dans l'Oriental marocain, cette petite ville a abrité pendant des siècles une communauté juive proportionnellement immense. À cer
Amine Drissi Boutaybi
il y a 7 heures2 min de lecture


Le grand rabbin du Maroc que les juges musulmans venaient consulter
À Salé, un homme surnommé l’Ange Raphaël a présidé la justice rabbinique du Royaume sans jamais toucher un salaire, et sa parole faisait autorité bien au-delà des siens. Cette semaine, je participe à sa hiloula. Voici pourquoi ce nom devrait vous rendre fier. À Salé, un homme surnommé l’Ange Raphaël a présidé la justice rabbinique du Royaume sans jamais toucher un salaire, et sa parole faisait autorité bien au-delà des siens. Cette semaine, je participe à sa hiloula. Voici po
Amine Drissi Boutaybi
il y a 2 jours3 min de lecture


Les Marocains font une distinction que le reste de la région est incapable de faire, et personne ne le leur reconnaît
Palestine, normalisation, judaïsme. Trois choses différentes. La confusion des trois est la marque des sociétés qui ne pensent pas. Il existe un test très simple pour mesurer la maturité politique d’une société. Demandez-lui de distinguer trois choses. La cause palestinienne. La normalisation avec Israël. Le judaïsme. Dans la plupart des pays de la région, la réponse est un seul bloc indistinct. Défendre les Palestiniens implique de haïr Israël, ce qui implique de haïr les Ju
Amine Drissi Boutaybi
il y a 2 jours2 min de lecture


Ce que l’accord de 2020 a révélé, le Maroc le pratiquait depuis soixante ans
On commente la normalisation comme si elle avait créé une relation. Elle n’a fait que l’exposer. Le lien entre Rabat et Israël est plus ancien, plus discret et plus marocain qu’on ne veut bien l’admettre. On commente l’accord de décembre 2020 comme s’il avait créé quelque chose. Les uns y voient une rupture, les autres une audace. Les deux lectures partagent le même angle mort. Elles supposent que la relation entre le Maroc et Israël commence ce jour-là. Elle a soixante ans.
Amine Drissi Boutaybi
il y a 2 jours3 min de lecture


Les Juifs marocains ont payé pour l’indépendance du Maroc.
On a raconté aux Marocains que leurs Juifs étaient des agents de la France. Ils étaient encartés à l’Istiqlal, ils collectaient l’argent de la cause, et le 16 novembre 1955, ils étaient dans la foule qui acclamait le retour du Roi. Depuis des décennies, une phrase circule au Maroc. Les Juifs marocains étaient des agents de la France. Des étrangers. Des gens de passage qui profitaient du protectorat pendant que les vrais Marocains se battaient. Cette phrase est confortable. El
Amine Drissi Boutaybi
il y a 3 jours3 min de lecture


L'antisémitisme n'est pas marocain. Il a été importé, et on peut dater la livraison.
Deux mille ans de présence juive, une Constitution votée à 98 %, des sultans qui ont protégé leurs sujets juifs quand l'Europe les brûlait. Ce qui circule aujourd'hui sur les réseaux marocains ne vient pas du Maroc. Il faut poser la thèse d'entrée, sans précaution. Haïr les Juifs quand on est Marocain, c'est haïr une partie de soi-même. Ce n'est pas une formule diplomatique. Ce n'est pas une politesse adressée à l'étranger. C'est une constatation historique, constitutionnelle
Amine Drissi Boutaybi
il y a 3 jours4 min de lecture


Toshav ou Megorash ? Les deux sangs du judaïsme marocain, et pourquoi ton nom de famille a déjà choisi
Deux mille ans séparent les deux lignées juives du Maroc. L’une était là avant l’Islam. L’autre a fui l’Espagne en 1492. Ensemble, elles ont créé le rite séfarade le plus riche du monde. Il y a deux façons d’être juif marocain. Deux lignées, deux mémoires, deux fiertés. Et si tu portes un nom judéo-marocain, ton nom a déjà choisi son camp depuis des siècles. Les premiers s’appellent les Toshavim, les « résidents ». Ils étaient là avant tout le monde. Avant l’Islam, avant les
Amine Drissi Boutaybi
il y a 4 jours3 min de lecture


Ce que Pink Tarbouche m’a coûté. L’envers de ce que vous voyez.
Des millions de vues, trois livres, des institutions qui écrivent les premières. Voici ce qu’il y avait derrière, et que je n’ai jamais raconté. Vous voyez les vues qui se comptent en millions. Les livres. Les institutions qui m'écrivent. Vous ne voyez pas le reste. Aujourd’hui, dimanche, je vous montre le reste. Mon premier compte, je l’ai construit pendant une année. Des dizaines de milliers de personnes me suivaient. Puis un jour, l’algorithme a décidé que mes positions dé
Amine Drissi Boutaybi
il y a 4 jours3 min de lecture


Israël entre en campagne : le bloc qui décidera du prochain Premier ministre est marocain
La Knesset devrait être dissoute le 17 juillet, pour des élections le 27 octobre. Près d'un million d'Israéliens portent le Maroc dans leur nom et dans leur bulletin. Depuis 1977, aucun gouvernement ne se forme sans eux, et c'est le levier le plus sous-estimé du Royaume. Dans six jours, Israël bascule officiellement en campagne électorale. La Knesset devrait être dissoute le 17 juillet, pour un scrutin fixé au 27 octobre. Ce seront les premières élections israéliennes depuis
Amine Drissi Boutaybi
il y a 5 jours3 min de lecture


Ton voyage de mémoire au Maroc : le guide étape par étape
Le Maroc t'attend, plus sûr et plus ouvert que tu ne le crois. Voici, pas à pas, comment retrouver ta ville, tes sites et la trace des tiens. La méthode complète. Ils sont partis vite, souvent sans se retourner. Deux ou trois générations plus tard, leurs descendants regardent le Maroc comme un pays mythifié, parfois interdit. C'est une erreur. Le Maroc est aujourd'hui l'un des pays les plus sûrs de la région pour les Juifs : les synagogues fonctionnent ouvertement, les Hiloul
Amine Drissi Boutaybi
il y a 6 jours3 min de lecture


Un enfant de Casablanca est devenu le plus haut rabbin d'Israël
Longtemps traitée de « primitive » par l'establishment ashkénaze, la tradition rabbinique marocaine s'est imposée au sommet de l'État juif avec Shlomo Amar, grand rabbin d'Israël de 2003 à 2013. Ta tradition n'a pas demandé sa place. Elle l'a prise. Il est né à Casablanca en 1948. Il a été formé dans les yeshivot marocaines, dans cette tradition rabbinique que d'autres regardaient de haut. Et en 2003, Shlomo Amar est devenu grand rabbin d'Israël, la plus haute autorité religi
Amine Drissi Boutaybi
il y a 6 jours2 min de lecture


Le mellah était le bouclier du Sultan
Toujours adossé au palais, relié au Roi par un passage direct, dépourvu de la moindre grille : au Maroc, le quartier juif était le lieu le plus protégé de la ville. Sa géographie raconte un privilège, pas une relégation. On l'appelle « ghetto », et le mot a fini par écrire une fausse histoire. Pourtant, la place du mellah dans la ville marocaine dit exactement l'inverse de la relégation. Regardez la carte. Le premier mellah, créé à Fès en 1438, ne fut pas repoussé en périphér
Amine Drissi Boutaybi
il y a 6 jours2 min de lecture


Ce n’est pas un vol qui reprend, c’est une famille qui rentre : ce que le retour d’Arkia à Marrakech raconte vraiment.
Le 24 août, la compagnie israélienne Arkia relie de nouveau Tel-Aviv à Marrakech, après trois ans d’interruption. Derrière une ligne aérienne, c’est un pont entre près d’un million d’Israéliens d’origine marocaine et la terre de leurs grands-parents qui se rouvre. Il y a des nouvelles qui se lisent dans la rubrique économie et qui appartiennent en réalité à la rubrique du cœur. Le 24 août, la compagnie israélienne Arkia rouvrira sa ligne directe entre Tel-Aviv et Marrakech, d
Amine Drissi Boutaybi
9 juil.2 min de lecture


Pourquoi tout un pays aime André Azoulay : ce que l’affection des Marocains pour un conseiller juif dit du Maroc.
Il n’est pas seulement conseiller du Roi. Il est aimé, au-delà des religions, par un peuple qui voit en lui l’essence de son pays. Voici pourquoi cette affection est un fait politique. On peut mesurer un pays à ses lois. On peut aussi le mesurer à ses affections. Et il y a un fait que peu de nations pourraient revendiquer : au Maroc, un Juif est aimé par tout un peuple à majorité musulmane. Cet homme s’appelle André Azoulay. Azoulay n’est pas seulement une personnalité. C’est
Amine Drissi Boutaybi
9 juil.3 min de lecture


On t’a dit que les Juifs étaient tolérés au Maroc. La Constitution du Royaume dit autre chose.
Depuis 2011, la loi fondamentale marocaine nomme l’affluent hébraïque parmi les sources de l’identité nationale. Cinq constitutions l’avaient tu. La sixième l’a écrit. Voici ce que cela change pour toi. On t’a raconté une petite histoire. Celle du Juif toléré. L’invité poli qu’un pays d’accueil laisse vivre à condition qu’il se tienne bien. Cette histoire est fausse, et il existe un texte pour le prouver. Ouvre le préambule de la Constitution marocaine de 2011. L’identité du
Amine Drissi Boutaybi
9 juil.2 min de lecture


Le judaïsme marocain chante, et il chante en arabe : la preuve par le piyyout que juif et arabe n’ont jamais été des contraires.
Des baqashot d’avant l’aube aux poèmes de Rabbi David Bouzaglo, la liturgie juive du Maroc s’écrit et se chante en hébreu comme en judéo-arabe. Ce n’est pas un métissage de circonstance. C’est une synthèse de huit siècles. On répète partout que juif et arabe seraient deux mondes qui se font face. La liturgie juive du Maroc dit exactement l’inverse, et elle le dit en chantant. Prenez les baqashot. Chaque samedi matin d’hiver, de la fête de Souccot à Pourim, des communautés jui
Amine Drissi Boutaybi
8 juil.2 min de lecture


Le Maroc gagnerait à avoir des députés juifs
Un responsable algérien a récemment déclaré que son pays et le Maroc n’étaient pas frères. Sur ce point précis, il a raison, mais pas pour les raisons qu’il croit. Et cette vérité mène à une idée que le Maroc devrait prendre au sérieux : la place de ses Juifs dans sa vie politique. Un algérien a affirmé dans une vidéo devenue virale récemment que l’Algérie et le Maroc n’étaient pas des pays frères. La formule se voulait blessante. Je vais faire une chose que l’on n’attend pas
Amine Drissi Boutaybi
8 juil.4 min de lecture


La langue de votre grand-mère mourra avec vos enfants, sauf si vous faites une chose
La darija des Juifs marocains s’éteint en trois générations, en Israël comme en France. Derrière cette érosion silencieuse, c’est une façon d’aimer, de prier et de rire qui disparaît. Voici comment cela se passe, et ce que chaque famille peut encore sauver. Faites ce test ce soir. Appelez votre grand-mère. Ne l’écoutez pas pour ce qu’elle dit, écoutez la langue dans laquelle elle le dit. La langue dans laquelle elle s’énerve, celle dans laquelle elle prie, celle dans laquelle
Amine Drissi Boutaybi
7 juil.3 min de lecture


Jeudi soir, une partie d’Israël supportera le Maroc, et cela dit tout du lien entre les deux pays
Pendant France-Maroc, plus d’un million d’Israéliens aux racines marocaines seront derrière les Lions de l’Atlas. Loin d’être un paradoxe, ce réflexe révèle la vraie nature du pont entre Rabat et Tel-Aviv : non pas un corridor diplomatique, mais un lien humain que rien n’a effacé. Jeudi soir, à Boston, la France affronte le Maroc en quart de finale de la Coupe du monde. Et à des milliers de kilomètres de là, dans les salons d’Ashdod, de Netanya et de Beer-Sheva, plus d’un mil
Amine Drissi Boutaybi
7 juil.3 min de lecture


Votre nom de famille juif marocain : la carte secrète de vos origines
Fès, Tolède, un métier oublié ou une lignée sacerdotale de trois mille ans. Chaque patronyme judéo-marocain cache une adresse, une date et une preuve d'enracinement. Voici comment lire la vôtre.` Regardez votre nom. Vraiment. Avant d'être le vôtre, il a été un lieu, un métier, une prière. Les patronymes juifs marocains sont parmi les plus éloquents au monde : chacun est une phrase entière, condensée en un mot. Si vous vous appelez Fassi, vos ancêtres venaient de Fès. Swiri, d
Amine Drissi Boutaybi
6 juil.2 min de lecture
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